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REDRESSEMENT ET LIQUIDATION : ALTERNATIVE AU SUICIDE

(INTRODUCTION A LA PROCEDURE DE REDRESSEMENT)

 

 

Beaucoup sans l’avouer ont pensé , ne serait-ce que quelques minutes, au suicide comme solution pour peut-être mettre à « l’abri les siens » ou pour de multiples autres raisons.

 

Le désespoir des chefs d’entreprise face aux difficultés est un sujet tabou en France : on trouvera beaucoup de sites sur la création /reprise, mais lorsque celle-ci est  un échec, cela n’ira guère plus loin que la rubrique des "faits divers" des journaux régionaux lorsqu’elles conduisent au suicide du dirigeant.

 

J’ai trouvé en tapant suicide+redressement, une question postée par un internaute il y a deux ans : sans réponse……..

 

Il demandait si des statistiques étaient disponibles sur le taux de suicides concernant les dirigeants de sociétés en redressement ou liquidées…….

 

Les morts ne parlent pas…..,

ceux qui ont  tenté sans réussir leur suicide ont trop honte pour le confesser

et les autres, ceux qui témoignent ( ce qui arrive très très rarement) le font parce que leur histoire a eu une conclusion heureuse ou "acceptable"..

 

On a beau chercher sur le net,  où pourtant on trouve pourtant de tout et n’importe quoi :

 

il n’existe apparemment pas de statistiques  attestant  le desepoir de ces dirigeants sans issue!

 

 

Sur le net, il vous sera aisé de trouver des informations sur le déroulement d’une procédure de redressement judiciaire, et dans l’article suivant, je vais vous en donner une version complète,  mais on ne vous explique pas dans quel  état d’esprit vous devez l’aborder.

 

POURTANT TOUT PART DE LA ! TOUT PART DE VOUS-MEME !

 

 

-Il y a ceux qui tomberont sans jamais se relever économiquement, socialement, affectivement.

-Ils y a ceux qui sont morts.Le suicide dans ce cas revêt plusieurs formes : un acte violent, spectaculaire et immédiat, ou bien le plus souvent un cancer insidieux, un infarctus ……..comment avoir des statistiques dans ces cas là......

-Et il ya  ceux qui réussiront à profiter d’un échec.

Certains s’en servent même pour créer des sociétés de façon cyclique.

 

Ce n’est pas une question de « chance », mais de hargne et de connaissances à acquérir le plus rapidement possible.

 

Vous avez été ou vous êtes « entrepreneurs », vous avez du vous battre, alors sachez continuer ! C’est une toute nouvelle « entreprise » : vous allez vous battre pour votre vie, votre dignité, votre famille……et un autre futur, pas celui auquel vous vous attendiez peut-être, mais un futur qui vous fera sourire un jour d'avoir voulu penser au suicide.........

 

Vous n’êtes pas un « râté », le système l’est en France.

 

Vos chargés de clientèle bancaires qui vous disent « non » à vos demandes de prêts rentrent chez eux avec un salaire tous les soirs…..

Vos fournisseurs qui « limitent » les risques en ne vous livrant plus en font de même…..

Vos avocats, vos conseillers, vos comptables……..eux aussi.

Sans parler des juges, mandataires et autres…….

 

La partie la plus « fragile » du système, c’est l’entrepreneur…..et pourtant il n’est pas protégé quand il trébuche ………au contraire, les solutions que le système apporte pour soi-disant l’aider ( redressement  judiciaire) ne le font que précipiter vers sa liquidation……mais en le faisant souffrir plus longuement.

 

A vous de choisir : vous faire broyer ou vous battre……..il n’est pas dit que vous gagnerez votre bataille, mais mieux vaut mourir les armes au point que sous la torture non ??

 

C’est bien d’ une BATAILLE qu’il s’agit !! Mais on ne peut pas lutter contre le système ! Il faut l’anticiper, l’utiliser et le contourner.

Au passage, constituer des preuves de son inefficacité. 

 

Et c’est votre comportement, votre attitude, votre détermination qui va réellement faire la différence ( dans le cas où vous estimez que vous vivez une injustice).

 

Rares sont ceux que vous croiserez sur cette route qui seront là pour vous aider sans contrepartie économique ! A vous de trouver les réponses et elles existent!! Elles sont seulement peu accessibles et je suis là pour vous aider. Je suis là pour témoigner qu'on peut s'en sortir sans argent, sans soutien familial, sans soutien affectif.

 

Ne vous faites aucune illusion : même si votre activité est viable, si vous partez «  démoralisé » et « perdant », l’échec est assuré.

Par contre, si vous "montrez les dents" , si vous menacez indirectement les décisionnaires de vous en prendre légalement à eux en engageant leur responsabilité, dans le cas où ils poussent "le bouchon trop loin", alors , surprise surprise, vous découvrirez qu'ils lacheront du leste et vous accorderons tout au moins leur attention....cela est important. Il faut qu'on vous "écoute" et que surtout on vous "entende" et vous devez vous assurez de cela....

 

La justice vous demande de « respecter une procédure » et d’être efficace et lucide sur votre passé et votre avenir, elle ne s’intéresse pas aux conséquences de sa décision. Elle applique les lois c’est tout, sans états d’âme.

 

A VOUS DE FAIRE DE MEME ! Demandez que la procédure soit respectée de leur côté! Exigez votre droit à l'assitance et à l'aide dans le déroulement de cette procédure. Envoyez immédiatement un courrier à votre mandataire et copie au Tribunal et au Procureur général en exposant vos doutes, vos incompréhensions de la procédure, votre bonne volonté, et surtout en demandant courtoisement une réponse à vos questions.

 

Nombreuses sont les questions posées sur le net concernant le redressement! Ces questions devraient avoir toutes une réponse de la part du mandataire ou du Tribunal!!!

 

On vous en voudra peut-être de "les pourrir" avec vos nombreuses communications ( fax , lettres , mails) mais sachez qu'a aucun moment ils peuvent vous le reprocher! Et, une chose est sure, votre situation sera examinée sérieusement, de peur qu'une décision injuste et attive se retourne contre eux.........C'est déjà cela de gagné! Ils sauront aussi que vous avez des "preuves écrites", même si cela ne sera jamais abordé.....

 

Mais SOYEZ TOUJOURS COURTOIS! Si votre ingénuité vous a mis dans la m.........sachez utilisez cette même ingenuité pour jouer les parfaits imbéciles. Faites en sorte de ne jamais faire comprendre que vous "assurez vos arrières"........

 

C’est à vous de sortir du lot ! C’est à vous , avant les comparutions au Tribunal, de faire savoir que vous êtes un être humain, avec un nom, une histoire, des espoirs et non seulement un « cas ». Votre avocat vous déconseillera peut-être de vous adressez directement au Tribunal et au Procureur Général par courriers ou fax, mais si vous croyez que quelque chose ne « tourne pas rond », si vous ne « sentez pas votre administrateur ou mandataire judicaire » , fiez vous à votre instinct, écrivez, expliquez, demandez  : l’avocat , lui, a son avenir tout tracé, pas vous…….. !

 

La mauvaise foi d’un gérant en redressement ou liquidation est souvent le point de départ de ces procédures, celui qui demande la liquidation commence souvent par mettre en doute la moralité du dirigeant !!!. Elle est couplée ensuite à son « incapacité » ( et cela est acceptable) ou pire son « laxisme », son « désintéressement », voire pire.

 

C’est ce que vous devez enrailler dès le départ !! A aucun moment il faudra que l’on puisse vous accusez du point de vue comportemental !

 

Cette procédure , dès qu’elle est engagée, a des échéances !! Vous devez toutes les connaître : vous avez 10 jours pour contester ce jugement. Voilà la première. ( vous trouverez les détails dans LINK). Vous êtes la seule personne impliquée et motivée ! Ne l’oubliez jamais.

 

ll est vrai , que plusieurs point de cette procédure sont bien différents du point de vue de la société mise en redressement, souvent, parce que très simplement, certaines étapes paraissent anodines, peu commentées et que le mandataire a rarement intérêt à « aider » la société mise en redressement, pour des questions de temps ou des questions d’argent. Beaucoup partent du principe, que si un gérant n’est pas capable, seul, de se sortir d’une impasse où son incapacité de gérer l’a mis, il n’aura aucune chance de poursuivre son activité après une mise en redressement, donc autant liquider la société le plus rapidement possible.

 

D’un certain point de vue cela est juste.

 

Ce qui n’est pas juste, c’est qu’il faudrait qu’un gérant connaisse sur le bout des doigts toutes les procédures liées  à un « échec » AVANT de se rendre responsable de la gestion d’une entreprise.

 

Ce qui n’est pas juste, c’est que souvent, la machine administrative et politique, tend à rendre le plus simple possible la « création/reprise » d’entreprise ( il suffit de voir combien de sites sont dédiés à ce sujet !) pour faire baisser le chiffre du chômage  par exemple ou  pour baisser les coûts des caisses qui nous indemnisent. De par là même, elle est « responsable » des échecs de ces entreprises !!

 

Ce qui n’est pas juste, c’est qu’un gérant d’entreprise, même après avoir été salarié pendant des années, dès lors qu’il devient gérant, ne peut accéder à une quelconque indemnité si il perd son entreprise, alors qu’il s’est investi bien plus qu’un salarié d’entreprise ! Et pourtant ce sont toutes ces personnes qui constituent la « première entreprise de France » parait-il ! Voilà comment on les remercie de leurs efforts et de leur créativité et de leur prise de risques !

 

On est en redressement lorsqu’on est en difficultés financière……..mais toutes les aides efficaces sont payantes !!! ( experts, avocats, comptables……..)  ou bien elles demandent de s’informer, de perdre un temps fou pour trouver les informations qui feront la différence………..souvent trop tard ! les délais sont passés !

 

Ce qui n’est pas juste c’est qu’il n’existe pas une structure , non payante, qui assiste dans leurs démarches, de façon groupée, les entreprises en redressement et liquidation, pour éviter, pour le moins, de commettre des erreurs dues à l’ignorance ou encore plus bêtement, à la dépression, qui souvent accompagnent le chef d’entreprise.

 

Il faut avoir confiance en soi, même après un échec !

 

Hélas, c’est seulement après mon propre échec, après avoir connu l’expérience douloureuse d’une faillite et compris , APRES COUP, comment j’aurai pu l’éviter, que j’ai pu aider quelqu’un d’autre , mais pas moi-même, professionnellement parlant.

 

Il est vrai aussi, que peu osent se confier lorsqu’ils sont en difficulté ( et ils ont raison  en quelques sortes, car la crainte des clients, des banques et fournisseurs souvent précipitent la chute!!) et le font souvent trop tard, étant donné que les 6 premiers mois sont fondamentaux !

 

 

En France, on montre du doigt et on condamne la faillite . Et pourtant, je suis là pour témoigner, que l’expérience d’un premier échec enseigne au point ou l’on peut  être d’aide à d’autres !! L’ironie, c’est que l’on peut difficilement se relever soi-même !

Une expérience qui enseigne efficacement mais qu’on ne peut pas exploiter pour soi-même : voilà ce qu’est la faillite d’entreprise en France.

 

Mais ne vous y méprenez pas ! Les plus avisés ( et moins scrupuleux) d’entre nous, ont su exploiter le système à leur avantage : cela est la gérance de fait ! Les anciens gérants travaillent quelques mois pour un « ami » ( voire payeny eux-même les cotisations à l'entreprise sans travailler, ni toucher de salaires, si nécessaire) ,  ensuite touchent le chômage et/ou le  RMI, accèdent à toutes les facilités mises en place par l’état par rapport aux plus démunis, et en même temps « dirigent » une nouvelle entreprise au travers d’un ami, un parent ou un cercle organisé prévu à cet effet ( eh oui ! les communautés les plus soudées en sont capables !!)

 

Très sincèrement, au début des mes années d’entrepreneurs, je condamnais cette pratique (il suffisait de voir toujours les mêmes personnages sur les chantiers pour comprendre que la liquidation de leur boite n’était qu’une formalité !) car c’est la meilleure façon d’être compétitif ! Les derniers salaires sont payés par les AGS, les cotisations sont impayées, et pas de TVA ! Si tout est fait dans les règles (il suffit d’anticiper son « coup » et de payer les bons avocats et experts-comptables)  le patrimoine personnel ( qu’on evite d’avoir en son nom ou sur le territoire français) est sauf. Il y a des règles à respecter, mais pour cela il suffit de bien connaître la procédure de liquidation et ses risques ! Ces sociétés sont évidemment plus « compétitives » et peuvent rafler des marchés en baissant les prix ( ils savent qu’en fin de course, ils fermeront leur boite à la fin du chantier…..) : un marché, un contrat = une boite……… !!

 

Ainsi en face d’entrepreneurs démunis et honnêtes, se dressent ceux qui, en toute connaissance de cause, « coulent » et « remontent » leurs boites grâce à un « réseau familial, amical ou d’entraide organisée » : le nom de la société change, le gérant est différent, les ardoises sont laissées aux fournisseurs mais l’activité auprès de la clientèle acquise est la même.

L'état en fait les frais, mais l'état n'a pas les ressources nécessaires pour mener des enquêtes de façon spontanée ( sans une dénonciation à la base).

 

Je n’oublierai jamais cette phrase d’un entrepreneur d’origine étrangère affirmant : «  grâce au système français j’ai pu remonter successivement six société et me constituer un patrimoine personnel à l’étranger d’un million d’euros……… ».

 

En face de ces entrepreneurs qui exploitent adroitement le système ( et ne sont en rien condamnables par la loi !), il y a en face ceux qui en font les frais !

 

Ceux qui se font « prendre » par la justice et ceux à qui la justice prend tout, sont rarement ces personnages ! Ce sont les plus honnêtes, les plus ingénus et surtout les plus confiants en la JUSTICE ! J’en ai fait partie ! Mon idée était qu’ayant « agi en toute bonne foi » , rien de mal , à part perdre ma societe, pouvait m’arriver !

 

Quelle illusion !!!

 

Mon ignorance des procédures, de leur origine, et de leurs conséquences,  s’est retournée contre moi. Je fais partie de ceux qui ont tout perdu et considéré le suicide comme seule issue possible pendant un très long moment. Seul un enfant en bas âge m’avait permis à l’époque de rester en vie : mais en contrepartie j’ai perdu ma santé ( un lent suicide, plus « acceptable » moralement).

 

Dans mes moments les plus désespérés, j’élucidais des plans de « sortie » et je me disais  que si je devais mourir, autant souscrire une assurance sur la vie, maquiller mon suicide en accident et assurer un patrimoine à mon enfant……..au passage, commettre un meurtre, celui de mon expert-comptable, directement à l’origine d’une condamnation pénale et celui du mandataire , un escroc « légitimisé » par l’état !

Certains sont passés à l’acte : voir http://www.liberation.fr/societe/010195915-le-suicide-economique-pour-liquider-la-faillite.......

 

Mais si l’on doit perdre sa vie, pourquoi « avant », ne pas chercher à éviter que d’autres en arrivent là ? C’est l’espoir de « revanche », de « vengeance » qui m’a tenu en vie……..et puis le temps passe. Il ne guérit pas, mais apporte d’autres solutions ! On relativise et on comprend que lorsqu’on a plus rien à perdre, on devient plus fort !

 

On est enfin prêts à prendre les armes et nous battre, même si on apparaît pas plus malins qu’un Don Quichotte contre les moulins à vents !

 

Mais l’être humain doit avoir une « raison de vivre »……peu importe laquelle. L’estime de soi doit revenir !

 

OU ENTREPRENEURS OU HONNETES……… voilà ce qu’il faut retenir, car hélas, dans cette Europe en crise, seuls les plus féroces se fraient un chemin ( le but est de gagner de l’argent, non ? l’argent ne fait pas le bonheur ? alors il faut vivre sans …….et essayer de répéter cette phrase)……

 

Ne soyez pas victimes du système, mais apprenez à le connaître et à l’exploiter à votre avantage! Si vous avez commis une erreur de gestion, si la conjoncture est contre vous, faites au moins en sorte de ne pas payer cette erreur le reste de votre vie, CAR C EST BIEN DE CELA QU IL S AGIT, pour les plus ingénus d’entre nous .

Tag(s) : #REDRESSEMENT JUDICIARE
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