Patrons et patrons.........!tous ne sont pas pigeons

Publié le par aidentreprise

  • Guillaume De Corbiac Magnifique nouvelle et qui plus est relayée par un brillant plaidoyer! Quelle va maintenant être la capacité de nos ministres à répondre publiquement à des questions simples posées par des professionnels avertis? Lorsque Benoît Duquesne interviewait Jérôme Cahuzac dans son émission Complément d'enquête du jeudi 4 octobre, tous deux parlaient avec un sourire en coin et un air entendu d'une catégorie de citoyens bien identifiée et homogène, les "patrons", comme on parlerait des Shadoks... sans à aucun moment distinguer deux populations bien distinctes: les "patrons salariés" - ceux des parachutes dorés et des salaires souvent déconnectés avec la réalité de l'entreprise qu'ils gèrent - des "patrons actionnaires" - ceux des semaines de 70h et des bénéfices le plus souvent réinvestis dans la croissance de leur société. C'est pourtant LA différence majeure et qui est trop peu soulignée. La complaisance consciente ou inconsciente du journaliste dans cette interview était flagrante.. Facile donc pour Jérôme Cahuzac d'éviter les vraies questions. En effet qu'il soit à la tête d'une start-up ou d'une multi-nationale, le patron mettant son propre argent en jeu devient mécaniquement un entrepreneur, quelqu'un qui met en risque son propre bien-être dans le temps. Ce système à la base d'un capitalisme responsable présente deux avantages principaux: celui qui risque son patrimoine va se démener 1/ pour ne pas le dépenser à tort et à travers 2/ pour trouver des solutions à des problèmes concrets - par exemple se garer plus facilement dans les grandes villes - permettant de le faire fructifier. Feu Nicolas Hayek ou l'étudiant ayant placé sa jeune pousse en incubateur sont donc tous les deux des entrepreneurs, et l'on pourrait même dire des "chercheurs ultra-motivés". Nicolas Hayek était un "chercheur ultra-motivé" en horlogerie > Swatch et aussi en concept cars intelligents > Smart, de même que Steve Jobs était un chercheur "ultra-motivé" en informatique. Cette notion de recherche de solutions par des individus responsables et bien souvent visionnaires est à l'heure actuelle totalement occultée par des pays comme Cuba où plus personne ne bouge car aucune motivation n'existe. Le combat des Pigeons prend là tout son sens pour une France moderne. Il pourrait même inspirer les régulateurs de la finance où la grande majorité des acteurs financiers ne risque jamais son patrimoine, ce qui n'encourage pas ni la meilleure gestion ni les innovations les plus saines..

Commenter cet article