Non, monsieur Macron, la vie d'un entrepreneur n'est pas «plus dure» que celle d'un salarié ........

Publié le par Brigitte Vitale

Non, monsieur #Macron, la vie d'un #entrepreneur n'est pas «plus dure» que celle d'un salarié  ...#SuicidePatrons #Fabius.....

Non, monsieur #Macron, la vie d'un #entrepreneur n'est pas «plus dure» que celle d'un salarié ...#SuicidePatrons #Fabius.....

Entre le pauvre salarié opprimé et le salaud de patron qui fait semblant de souffrir......... , le  Non, monsieur Macron, la vie d'un entrepreneur n'est pas «plus dure» que celle d'un salarié".

 

orthographe 

 

 

Petite confrontation chiffrée.

 

Ils sont partis de “rien” ces Steve Jobs , Marc Zuckerberg , Amancio Ortega, John Paul DeJoria, un ancien SDF ou encore Ingvar Feodor Kamprad... (notez aucun français) et alors pourquoi pas moi? (considérons que le QI, facteur hélas génétique qu’on ne peut piquer à son voisin comme on piquerait ses idées de génie, est déterminé à la naissance....). Dans tous les métiers, toutes les fonctions, un test d’évaluation, un titre, sont requis, alors que bizarrement, n’importe quel “idiot” peut entreprendre (d’où le mépris du “grand” patronat d’ailleurs face à cette main d’œuvre bon marché, niaise, et facilement exploitable économiquement parlant) .Mais ne nous arrêtons pas à si peu (l’absence de préparation ou de capacités)

Voyons ce que le salarié, le fonctionnaire, la “masse” dite de “gauche” reproche et envie au petit patron capitaliste et arriviste :

Les Fins de Mois ?

  • Employé: c'est jour de paie !
  • Entrepreneur: c'est le moment de déclarer ou payer ses charges et se sortir éventuellement un salaire.

Les Compétences ?

  • Employé: ses responsabilités sont définies et ses responsabilités limitées. En cas de question, il y aura toujours un supérieur et en cas de difficultés et contentieux, il aura les prud'hommes pour les défendre gratuitement. Il ne sera pas privé de revenus divers même s’il est reconnu coupable d’erreurs ou fautes.
  • Entrepreneur: C’est le seul statut ( d’ailleurs qui n’a aucune définition juridique, d’où l’absence d’une reconnaissance de “ex-patron” également) qui en dehors d’exiger de connaitre et pratiquer sa propre activité dans son domaine de compétence, exige ( et là légalement on lui reprochera juridiquement , voire pénalement, d’être un mauvais gestionnaire s’il échoue) de connaitre et appliquer toutes les règles de gestion administrative, comptable , fiscale , de marketing, de vente, en passant par les RH, le RP, le nettoyage, et autres 82 points dont j’ai déjà fait la liste dans un article précédent (http://www.aidentreprise.fr/2014/11/les-82-points-du-scandale-de-la-creation-d-entreprise-episode-ii.html)...... "être au four et au moulin" décrit à la perfection les compétences requises pour être son propre patron. En cas de question, à lui de trouver les (bonnes) réponses .

Les Risques ?

  • Employé: En cas de difficultés et contentieux, il aura les prud'hommes pour le défendre gratuitement. Il ne sera pas privé de revenus divers, même s’il est reconnu coupable d’erreurs ou fautes.
  • Entrepreneur: En cas de difficultés , et bien aucune aide juridique gratuite est prévue, et encore moins si la faillite semble inévitable! S’il commet des erreurs, juridiquement parlant celles-ci pourront être (très aléatoirement , et c’est un autre débat) définies “fautes de gestion” avec des conséquences si lourdes que son avenir, sa santé, et même sa vie peuvent être détruits. Aucun Pôle Emploi, aucune Chambre de Métier ou de Commerce, aucune structure vouée à l’aide à la création d’entreprise, aucun des acteurs vivant directement ou indirectement de ces créations (toutes celles nommées et bien d’autres encore). S’il est reconnu coupable d’une faute de gestion, tous ses biens personnels seront engagés et saisis, responsabilité ou non de son entreprise. Les morts se comptent par milliers et en silence. Ce sont ces morts, ces malades d’entrepreneuriat que nous dénonçons.

Résumons: l’AJ ( aide juridictionnelle) pour le privé en difficultés, les Prud’hommes pour le salarié en difficultés, .............RIEN , aucun dispositif légal, pour l’entrepreneur en difficultés! On me répondra que je me fourvoie, car il existe les Tribunaux de Commerce. Bien, que ceux qui y sont passés et y ont trouvé justice se lèvent! Jamais un tel massacre entrepreneurial n’aurait pu être perpétré sans l’ ”efficace” contribution des mandataires intouchés et intouchables qui y sévissent en toute impunité et de leurs juges , au mieux débordés, au pire complices (cf : Rapport n°1038 sur les dysfonctionnements des tribunaux de commerce:http://www.assemblee-nationale.fr/11/dossiers/Tribunaux-de-commerce.asp)

Les Responsabilités ?

  • Employé: Le salarié qui agit sans excéder les limites de la mission qui lui est impartie par son employeur n'engage pas sa responsabilité à l’égard des tiers . C’est alors l’employeur qui est responsable du dommage causé par son préposé dans les fonctions auxquelles il l’a employé (art. 1384, al. 5 C. civ.) . Si la législation le prévoit, dans la réalité il est quasi impossible qu’un salarié réponde de ses fautes ou erreurs, y compris quand elles déterminent la déconfiture de son entreprise.
  • Entrepreneur: “Il n’est pas un mystère que la responsabilité pénale du chef d’entreprise est et sera, dans l’avenir, de plus en plus recherchée dans les différents domaines de son activité. Qu’il s’agisse du droit pénal financier (abus de biens sociaux, présentation de faux bilans, ...), ou qu’il s’agisse d’autres droits pénaux plus spécifiques, les Juges répressifs n’hésitent plus à rechercher la responsabilité directe du dirigeant, sans compter bien entendu, les sanctions qu’encoure la personne morale que constitue l’entreprise quelle que soit sa taille, et ce depuis la loi du 9 mars 2004. En droit français, le principe essentiel et fondateur a toujours été demeure encore aujourd'hui celui de la responsabilité personnelle....il convient d'ajouter les dispositions des articles 241-1 à 242-31 du Code de Commerce sanctionnant un agissement du dirigeant de la société même si cet agissement est révélé par l'acte d'un salarié ou matériellement accompli par celui-ci. POUR CONCLURE- Recenser le périmètre du risque pénal,- mener un audit juridique des risques pénaux, - avoir un directeur juridique et lui donner un rôle dans la prévention des risques d’infraction du dirigeant, - rédiger un code déontologique pour prévenir le risque pénal au sein de l’entreprise - avoir une conception préventive du rôle de l’avocat et non réparatrice. http://www.responsabilite-civile-dirigeant.fr 16 juin 2006 Daniel ROMBI -Avocat” . Très sérieusement, sur 3 millions de TPE combien vont ou peuvent respecter ces consignes préventives, combien en ont seulement pris conscience ou en ont entendu parler en création d’entreprise? Durant la farce de la semaine de stage obligatoire, qui ressemble plus à un marché à “pigeons” qu’à une quelconque formation ? J’en doute, mais je veux bien qu’on me contredise.......

Le Salaire ?

  • Employé: pour un salaire brut moyen de 2 912 €, le patron verse 2 202 € net ( toutes les fins de mois!) . Il pleut, il vente, le salaire tombe, sinon les AGS prendront la relève du patron défaillant. O surprises. Bien sur , le chômage guette ( les arguments gauchistes 68tards qui continuent de confondre coupablement les salariés des très grandes entreprises minoritaires avec ceux qui mangent dans la même gamelle de leur “patron”) , et par la force des choses, le patronat se meurt , entrainant dans sa chute , les 66% des salariés qu’il représente ( source insee 2011)
  • Entrepreneur: pour se verser un salaire équivalent de 2 200 € net, il faudra générer environ 3 665 € brut. Il oublie le chômage, et le RSA entrepreneur est un parcours du combattant. Et ces calculs valent quand et si il prend un salaire !

Les Charges (liées au travail) ?

  • Employé: Il suffit de se présenter sur son lieu de travail, le tour est joué. Aucune charge particulière à supporter.
  • Entrepreneur: dans le meilleur des cas, il n’aura que la téléphonie, les déplacements, la bureautique et un peu d'informatique à sa charge . Dans les autres cas il faudra supporter un loyer, un véhicule, du matériel, des infrastructures, de la sécurité qui viendront bouleverser son prévisionnel rarement réel, toujours “ajusté” par des “pros” de la création en faveur de banques pour obtenir des prêts largement insuffisants à assurer un juste BFR et l’encours client (concepts, voire termes que notre petit patron aux première armes ignore tant sur le papier que dans la gestion).

Les Assurances ?

  • Employé : les couvertures d'assurances sont comprises dans votre salaire, tout va bien.
  • Entrepreneur : les assurances sont un poste que les entrepreneurs négligent très souvent, s'exposant à des risques importants. Nous ne parlerons pas ici des dysfonctionnements notoires du RSI!

Les Absences ?

  • Employé : accident, maladie ou un burnout ( chez les salariés , il est reconnu sous le nom de « dépression » et peut justifier 3 ans d’arrêt maladie)? Un docteur, une feuille d’arrêt et c’est parti pour prendre soin de sa personne et pour d’autre cela se traduira par un véritable cocooning. Charges ou non payées par l’entreprise, les indemnités journalières tombent tous les 15 jours. Une bonne complémentaire, paiera le reste du salaire.
  • Entrepreneur : pour autant que il soit "correctement" assuré, il pourra couvrir en partie son salaire (une fois le délai d'attente dépassé et à condition pour les TNS d’être à jour de ses cotisations !). Cela dit, durant son absence, il n’y aura personne pour faire son boulot. Dans le meilleur des cas, son activité en prend un coup, dans le pire, il met la clé sous la porte. Les absences sont donc proscrites.

Les Vacances/Temps de travail ?

  • Employé : Vacances obligatoires (quelle galère devoir "fixer" ses congés en avance et trouver ensuite du mauvais temps…)
  • Entrepreneur : Les vacances c’est quoi ? Le temps de travail oscille entre 12 et 15h par jour, samedi voire dimanche inclus. Les premières années (en supposant que les suivantes se traduisent par une réussite) , les vacances , on oublie ou on improvise avec quelques “bons plans low-cost et last minute” ( pas toujours compatibles)


 

Alors quelle est la réalité ?

On ne nait pas « patron ». Si tous les salariés et fonctionnaires ne seront jamais patrons, les patrons en revanche ont tous connu le monde du travail subordonné et beaucoup y retournent par la case Pôle Emploi, sans grand succès d’ailleurs, car là aussi , les préjugés des RH ont la vie dure !

On y entre par vocation ou par contrainte, mais quand on en sort autrement que par sa propre volonté, c’est toujours meurtri et étiqueté à vie comme un « raté ». La France y veille soigneusement avec ses inscriptions aux Greffes, indélébiles, à portée de clic de souris sur Internet, consultées par les banques et les décideurs de tous bords……

Il y a 3 jours, pour ne pas la citer, la Caisse d’Epargne d’un village alsacien, a fermé le compte d’un ex-entrepreneur devenu pratiquement sdf . Cette fermeture a été motivée par un dépassement de découvert de compte ( 150 euros)  de 30 euros sur plus de trois mois ( grâce aux frais bancaires).Le client était  un ex-patron d’une société à 1 000 000 d’euros et un patrimoine de plusieurs millions……..(là levtapis rouge était déroulé).  Quand il s’est rendu en agence, devant ses protestations, on l’a menacé de faire venir les forces de l’ordre. Le reproche ? son virement de son tout nouveau RSA a tardé ; le RSA de 480 euros est reparti d’où il est venu. Le malheureux, déjà dans la mouise totale, se retouve sans compte, sans argent, et sans possibilité de recevoir ce qui lui est du. Voilà le destin d’un déchu. Une « merde » a meilleur destin  (pardonnez-moi l’image peu ragoûtante) car , au moins, on évite de lui marcher dessus une fois à terre.

Comment peut-on parler de vouloir « aider » les entrepreneurs, quand on leur refuse le droit à l’échec en les marquant au fer rouge ? Il est clair que la France n’aime pas ses entrepreneurs. Sa majorité politique enseigne au salariat, le plus tôt possible, à les haïr ou les mépriser ! Et cela marche !

Ce qui est infligé à ceux qui ont « osé et échoué » est plus grave que ce que supportent les criminels et les délinquants, qui eux, n’ont pas leur casier judiciaire affiché sur internet à portée de tous.

Certains se relèveront, d’autres, trop nombreux, succomberont d’une manière ou d’une autre sans qu’aucune structure ou dispositif sérieux (autre que pour recevoir des subventions et dons) ne s’en préoccupent. La post-entreprenariat tout simplement n’existe pas pour notre pays !

 

On aura beau dire et faire, écrire et prévenir, nous, alerteurs du génocide entrepreneurial, sommes entendus seulement quand « il est trop tard » par les concernés, et occultés ou démentis par les autres.

Toutes les portes nous sont fermées en « amont ». En effet tous les acteurs de la création ne peuvent nous laisser « décourager » la lymphe de l’économie, même si l’extraction de cette lymphe se fait au prix de mensonges, d’abus, dysfonctionnements et dénis de justice.

Un chômeur sur deux préfère courir le risque (dont il n’a en réalité aucune conscience, car ils sont 100% à nous dire “ qu’on leur a vendu du rêve” à près l’échec), et entreprendre plutôt que de tomber dans le RSA. 500 000 d'entreprises environ (sur les 525 000) ne sont pas de véritables “entreprises” mais des “solutions de repli” de travailleurs isolés (ils n'emploient pas de salariés et peinent à sortir un salaire) L'année de la crise de 2008 fait passer la moyenne de création d’entreprise d’environ 300 000 à 600 000/an, et les commentaires de ces statistiques nous parlent d’une “France pleine de Héros qui Aiment Entreprendre” !!!

Ne leur disons surtout pas la vérité, car le vivier pourrait tarir et les parasites mourir !

Mais est-ce que quelqu’un s’est sérieusement posé la question de ce qu’il se passerait si tous ces “indépendants” décidaient de “tuer” leurs entreprises, entités morales, pour que leur entité physique, leur propre personne, puisse “survivre” ?

Oui, la question s’est posée avec la crise, et la réponse a été l’auto-entrepreneuriat, un booster de concurrence déloyale qui finit d’achever les petites structures classiques à parité de capacité de travail et de rentabilité par travailleur !

On nous a présenté cela comme une « formidable opportunité ». Les entreprises individuelles les plus faibles ont été achevées par ce dispositif.

Comment de simples formalités d’enregistrement peuvent à ce point faire de deux travailleurs identiques sur le terrain, deux entités fiscales aussi éloignées ?

 

Dans tous les cas, les créateurs en puissance ne lisent et ne liront pas ce type de constat car

 

100% des personnes sur le point de se lancer

déclarent toujours savoir “qu'ils vont assumer un grand risque” et” être prêtes à tous les sacrifices du monde pour être à leur compte”, «  et que ce n’est pas parce que les autres se sont cassés la figure, qu’il ne vont pas réussir »

 et au final

100% des personnes faisant appel à notre association,

expérience faite, se rendent compte avoir sous-estimé l'ampleur des implications personnelles et économiques . A cela d'ajouter qu'en tant que patron, ils sont considérés comme étant privilégiés et que face aux autres, ils sont rarement capables d’avouer l’étendue du désastre.

Les hommes surtout sont incapables d’affronter l’échec entrepreneurial et on compte parmi eux plus de suicides, et moins d’appels au secours.

90% des dossiers traités par l’association sont à l’initiative de femmes.

Tous heureusement n’échouent pas, mais ne se retrouveront pas non plus dans ces clichés :

  • Tu as de la chance, tu travailles pour toi même et tu n’as pas de patron (faux: tous les clients, les maitres d’œuvre et ouvrage, les grandes entreprises, etc... le deviennent. Les échéances sont à tenir sous peine de sanctions aux lourdes conséquences) et tu sais pour qui tu bosses (en effet, et la liste est longue comme dit précédemment)
  • Tu travailles quand tu veux, où tu veux (c'est vrai, du coup on ne compte plus les heures et avec la technologie, on ne “déconnecte jamais” du boulot)
  • Plus tu travailles, plus tu gagnes (là, beaucoup vont probablement rire jaune......)

 

Conseils :

- Si tu es salarié, reste-le

- Si tu es petit patron et que tu n’as pas un bon premier bilan, envisage immédiatement le retour au salariat avant de te faire très mal. La politique économique française veut que les banques, les partenaires, les assurances, les clients, les concurrents, etc.....écrasent ceux qui plient le genou. Inutile d’espérer une aide quelconque quand les choses vont mal.

- Si tu es petit patron et que tu estimes ne pas entrer dans ce descriptif sommaire, tu fais partie réellement de “ces salauds de patrons” et tu t’es rendu coupable d’une liste longue de délits selon le Code de Commerce- Soit magnanime et aide ton prochain à en s’en sortir grâce à tes bons conseils.

L’impunité du délit commis en état de légitime défense est un principe universellement reconnu parait-il, peut-on considérer que le suicide entendu comme homicide par déni de justice, ce qui engage la responsabilité de l'état, est de la légitime défense?

 

 

Brigitte Vitale

Présidente de l’Association Aide Entreprise

Prévention  et  Observatoire des suicides des (ex) indépendants.

 

 

Non, monsieur Macron, la vie d'un entrepreneur n'est pas «plus dure» que celle d'un salarié  ........
AIDE ENTREPRISE
Association Loi 1908 -Volume 92 Folio n°112 -
Aide et défense des personnes en difficultés et en particulier des (ex) indépendants.
9, rue de Kingersheim
68120 Richwiller -Alsace
03 89 50 53 47
Urgences: 06 79 22 50 79
 www.aidentreprise.fr
Twitter : @aide_entreprise

Facebook: https://www.facebook.com/aide.entreprise

Commenter cet article