SUICIDE ET EPURATION DE LA SOCIETE: LES PLUS FAIBLES DOIVENT MOURIR

Publié le par aidentreprise

SUICIDE ET EPURATION DE LA SOCIETE: LES PLUS FAIBLES DOIVENT MOURIR

"Il est certain que si on modifiait la perception du suicide , non pas comme un acte d'une personne psychologiquement malade ou dépressive, mais comme une conséquence d'un comportement délictueux d'autrui envers elle, notre gouvernement serait maintes fois inculpé d'homicide. www.aidentreprise.fr"

Tapez le mot suicide dans google.

Si vous comptez trouver un seul article concernant les 1 suicide de patron tous les 2 jours vous en serez à vos frais.

Si vous comptez trouver un seul article concernant la mort par suicide, toutes raisons et catégories confondues, qui a lieu toutes les 50 minutes ce ne sera pas mieux.

Vous ne trouverez que des définitions, de la psychologie des suicides, et au mieux des associations concernées par le suicide.

RIEN sur les actualités.

Longtemps je me suis demandé pourquoi.

Après des années à chercher de sensibiliser non seulement mon entourage mais aussi tous les organismes concernés de près ou de loin par la détresse des entrepreneurs j'ai commencé à me faire une idée de la cause de ce silence.

Les causes en réalité sont nombreuses.

Une piste sur l'une d'elle m'a été donnée très récemment par le responsable du service contentieux d'une de nos grandes banques: alors que nous échangions sur le scandale de la création d'entreprise comme l'origine des plus grands maux de l'entrepreneur, celui-ci me rétorque : " L'état n'a pas le choix. Il n'y a pas assez de travail en France pour tous et il n'y a pas d'autres alternatives que de pousser tout le monde à se débrouiller tout seul pour s'en sortir. En poussant un chômeur à entreprendre cela devient du chacun pour soi. En tant que banque nous sommes conscients que la majorité de ces créateurs vont droit dans le mur et donc nous ne les finançons pas, sauf avec un maximum de garanties. Ainsi dès le départ nous savons que nous allons récupérer leurs biens, leurs économies.Les banques sont totalement désolidarisées du tissu entrepreneurial, refusent toute prise de risque alors que c'est leur métier, et il faudra bien que cela cesse un jour mais c'est le rôle de l'état d'y mettre bon ordre. Le suicide dans ces conditions est prévisible"

Les #suicides sont en réalité un #mal #nécessaire pour que la loi de la jungle puisse s'exercer de façon discrète dans notre société en période de crise.

Pourquoi n'entend-t-on jamais parler de ceux qui se suicident?:

1) Un fait culturel: le mépris envers les suicidés /suicidaires et le suicide comme sujet tabou.

Les recherches en matière de suicide de la part de psychologues font état du:

"Suicide comme pathologie de la décision". Ainsi c'est notre propension à faire les mauvais choix qui nous pousseraient au suicide. Mais la question qui se pose est: "avons-nous toujours le choix?"

Je considère aujourd'hui, après avoir cru pendant de longues années en ce dogme, que c'est la privation de ce choix qui porte de nombreuses personnes au suicide, pour les avoir suivies! J'en suis arrivé à la conclusion que le concept de suicide n’était plus adéquat à la réalité (des petits patrons du moins), mais qu'il fallait parler d'#euthanasie des #patrons, un droit à la mort dans une situation de privation de droits , et de là, passer à l'idée de #meurtre de la part de #l'état, la ligne est mince.

Mais les idées reçues et toutes faites ont la vie dure.

Qui n'a pas entendu ou prononcé les mots : "se suicider est un acte de lâcheté" ou bien , "seuls les faibles et les fous se suicident".

On nous inculque dès notre enfance une pitié méprisante envers les plus faibles ou ceux que nous croyons les plus faibles. Les causes qui mènent au suicide ne sont même pas effleurées. Il est d'usage de parler de "soutien psychologique face à des dépressifs à haut risque suicidaire" laissant entendre ,(et là je me révolte) qu'en prenant ces personnes en charge psychologiquement ou en les droguant , on écartera tout passage à l'acte.

Au fond , si un lâche se suicide c 'est un "bon débarras" pour la société. Il ne méritait pas de vivre de toutes façons.

Pourquoi donc vouloir en parler?

2) La loi sur la non assistance à personne en danger.

Nous sommes quand même un des seuls pays à avoir légiféré clairement à ce sujet qui relève du pénal avec cinq ans d'emprisonnement et de 75 000 euros d'amende!

Et bien une telle loi, si elle est ignorée par la majeure partie de la population, ne l'est pas par toutes les professions qui pourraient être inculpées par l'entourage du suicidé: les organismes sociaux (Urssaf , RSi , etc), les chambres de métiers et commerce, les syndicats, les pôles emplois, les professions juridiques et comptables et surtout les banques! Même les gendarmeries, les conseil généraux et les services sociaux des mairies que je contacte régulièrement font preuve d'une dureté déplacée! J'ai souvent l'impression de les "contraindre" malgré eux à agir et j'ai fini par comprendre lorsqu'on me demandait si j'avais des traces écrites (sms, mails , courriers) qu'un "oui" pouvait être déterminant!

Tout ce beau monde, mis à part les services sociaux , et encore j'ai des doutes, et je me réfère aux interlocuteurs avec lesquels j'ai le "plaisir" parfois de discuter, des personnes physiques salariées ou fonctionnaires , n'ont d' une part aucun préparation concernant le suicide en général et absolument aucune concernant la réalité des petits entrepreneurs , m'obligeant à donner un cours condensé sur ces réalités, et d'autre part ne cherchent qu'à se "débarrasser du problème" (et pour cause)!

Je ne trouve en eux aucune compréhension , bien au contraire!

Ainsi la famille se tait pour de multiples raisons, et ceux qui auraient pu intervenir se taisent pour ne pas risquer une inculpation, qu'elle soit d'ordre moral ou pénale, conscient à posteriori, qu'ils ont sous-estimé la situation.

Pourquoi donc vouloir en parler?

3) Ignorance des médias ou code de conduite dicté?

Une autre cause certaine c'est le silence des médias.

A ce jour, je n'ai pas un réel avis sur les causes de ce silence.

On est en droit de penser que l’omerta sur le sujet pour les raisons exposées ci-dessus ne leur permettent pas de s'étaler sur un sujet aussi flou. J'ose espérer que si une famille portait plainte en invoquant la loi sur la non assistance à personne en danger ou pour homicide involontaire, cela les inspireraient!

On est aussi en droit de penser, que notre gouvernement, qui influence de nombreux médias, n'a aucun intérêt à faire de ces suicides une publicité très dérangeante pour le parti au pouvoir! Heureusement les morts ne parlent pas et Messieurs les Présidents successifs ont pu dormir tranquilles de ce côté là. Ils ont pu faire baisser les chiffres du chômage en "poussant" des ados au volant d'une Ferrari ( c'est ainsi qu'il faut considérer la création d’entreprise et ses 87.5% d'échec en 2014) et s'ils se sont tués , ma foi, ils n'avaient qu'à refuser.

Les médias savent-ils qu'un chômeur est obligé de choisir entre le RMI et la création d'entreprise sans préparation mais qui est vendue comme la plus belle opportunité de leur vie?

Un chômeur sur deux accepte ce qui ressemble à s'y méprendre à un chantage. Presque 90% des créateurs perdront tout . 7% d'entre eux opteront pour le suicide.

4) Désintéressement du gouvernement

Le suicide c'’est la première cause de mortalité chez les 35-44 ans devant les cancers et les accidents de la route.

Nous n'avons que des chiffres de 2011 et aucun observatoire avant 2013. Le décret n° 2013-809 du 9 septembre 2013 a en effet créé un Observatoire national du suicide (ONS).

Mais la création de cet observatoire ne rend pas l'état moins responsable des presque 11 000 morts par suicide par an ( plus sans doute depuis 2011) qui fait preuve d'un mutisme "assourdissant".

Lorsque des lois sont crées et des dispositifs couteux , payés par les contribuables, sont mis en place pour leur soutirer encore plus d'argent "pour soi-disant sauver leur propre vie", on a le droit de se demander pourquoi ces 3 000 morts d'accidents de la route ont plus d'importance que les 11 000 suicidés?

Je doute que ce soit pour d'autres raisons que des raisons économiques. On peut demander à tous les conducteurs, étant donné qu'ils se sentent concernés, de payer même s'ils ont moins de probabilités de mourir par accident que par suicide , mais cela , on ne leur dit pas; c'est plus difficile en effet de leur annoncer que le suicide ne concerne pas que les dépressifs et les malades mentaux., et que dans tous les cas, vivre en France aujourd'hui c'est être malheureux. On assure des logements et de la nourriture ainsi que de la dignité aux réfugiés dès qu'ils mettent un pied dans notre pays, même s'ils se comportent en délinquants, mais on laisse mourir dans l'indifférence des travailleurs qui ont cotisé une vie durant.

Conclusion:

De cause à effet:

La société considère que le suicide est un "mauvais choix" qui ne concerne que la responsabilité de la personne qui opte pour ce "choix" et n'accorde aucune compassion, donc ne fournit aucun effort de compréhension. Dans les meilleurs des cas, elle acceptera le concept de "pathologie" d'origine toutefois interne et jamais externe . Dans tous les cas elle se sent déresponsabilisée et absolument pas concernée par cause de mortalité.

La "société" ce sont ces premières personnes à accueillir ces potentiels suicidaires : des standardistes ou secrétaires et dans la majeur partie des cas , du personnel non préparé, indélicat et trop souvent "donneur de leçons" , pour les avoir testé ou avoir accompagné ces personnes, en totale détresse, lors de leurs démarches.

La première phrase que j'entends c'est "vous auriez du ...."ou bien " vous n'avez rien fait pour vous sortir de cette situation...". J'ai entendu cela dans les tribunaux, chez les assistantes sociales, dans les accueils des hôpitaux et chez les forces de l'ordre.

Ce n'est pas de l'aide, c'est une condamnation !

Je rétorque alors , que pourtant ,www.aidentreprise.fr n’étant ni connu, ni médiatisé, c'est bien à force de chercher que ces centaines personnes trouvent notre aide. Elles se donnent donc les moeyns! La plupart confessent avoir frappé à de nombreuses autres portes avant la notre, sans qu'aucune solution leur soit apportée.

Le #gouvernement ne cherche pas à modifier la vision du #suicide auprès de la "société", elle s'en sert à ses propres fins.

J'en conclus que des dispositifs auraient pu être mis en place par le gouvernement depuis des lustres, sous forme très médiatisée de #Pôles #Aide# Entreprises et Indépendants totalement gratuits dans toute la France. Des personnes préparées techniquement et psychologiquement devraient être présentes au sein des Chambres de Commerce et Métiers, ou chez les Pôles Emplois, ou dans les mairies, peu importe , mais dans des lieux d'accès plus évidents que faciles pour ceux qui feraient la démarche.

Je dis: Réglez les problèmes d'ordre juridique et matériel et les problèmes psychologiques se résoudront d'eux même.

Mais est-ce bien là l’intérêt de notre gouvernement? Notre gouvernement n'a t il plutôt pas intérêt à laisser la société laisser mourir dans l’indifférence et le mépris général ces "lâches" , véritables boulets de notre société?

Il manque du travail, des ressources, et 11 000 morts dont , pour une grande majorité, personne imagine qu'il puisse y avoir des coupables , sont une belle aubaine , non?

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