#Génocide des #petits #patrons?

Publié le par Brigitte Vitale - OSDEI

Pourquoi Aide Entreprise OSDEI n'est pas un "mouvement" mais une "organisation à but non lucratif" face au #génocide des #petits#patrons?

Lettre ouverte aux "petits patrons",

Je dois reconnaître que je suis seul à pouvoir décider de transformer ma tragédie personnelle en victoire. Cela fait appel à mon potentiel le plus élevé, au plus grand des courages, celui de souffrir d’une manière constructive.

Anonyme

LA QUESTION :
 
On nous demande souvent pourquoi, étant donné le nombre croissant de victimes, qui s'adressent au comble du désespoir, à cette association totalement indépendante (ni aides, ni fonds, ni subventions depuis sa création, mais avec un projet d’économie sociale et solidaire en cours), nous ne "descendons pas tous dans la rue avec les entrepreneurs en difficultés", pourquoi nous tentons la "négociation et le dialogue voués à l'échec".....
 
Un adhérent m'envoie, en ce dimanche matin 31 mars 2019,  ce texte par mail dont j'ignore la provenance ( je le remercie et lui envoie cette publication en réponse).
 
Je précise que je ne cautionne pas ce texte même si je le publie, mais les adhérents sont de plus en plus nombreux à suggérer une changement de politique de notre association, et celui-ci caractérise ce que je lis souvent.
 
Il est donc temps que j'y réponde et explique pourquoi je prends les distances des mouvements de rue, jaunes ou pas jaunes, et qu'il est de mon devoir et responsabilité, tel que le prévoient ses statuts, de garantir  la neutralité absolue de notre association en terme d'appartenance politique.
 
Nous dénonçons les dysfonctionnements endémiques d'un système dont ne sont ni responsables Emmanuel Macron, ni le LREM, car ils datent de dizaines et dizaines d'années, depuis 1940 au bas mot. La responsabilité de l’État est engagée, quelque soit le gouvernement en place. Elle l'était avant E. Macron et si nous n'agissons pas, elle le sera après lui également. Et l’État, c'est ce que nous en faisons.
 
 
 

POURQUOI MACRON NE CÉDERA PAS AUX GILETS JAUNES.

«Emmanuel Macron a été embauché et pas élu ». Ces mots sont justes et traduisent parfaitement le fond de ma pensée sur le parachutage hors normes de ce personnage. Cette analyse rejoint en tous points la mienne.

Celle que je vous ai transmise depuis de très longs mois. Macron a été fait par la finance. S’il doit être défait avant terme, ce sera par cette même finance. //RO

Depuis le 17 novembre, depuis 18 semaines, depuis 4 mois, le mouvement des Gilets Jaunes exprime la colère des français face à la politique ultra-libérale, injuste et socialement violente de Macron. Le mouvement est massivement soutenu par les français, 60 à 80% selon les semaines et les instituts de sondage. Mais Macron ne cédera pas, non pas parce qu’il ne veut pas, mais parce qu’il ne peut pas.


Etonnamment, un point semble échapper y compris aux plus affutés des observateurs de la politique française: Macron n’est pas un président « comme les

autres ».

Quand je dis « comme les autres » je veux dire que contrairement à tous ces prédécesseurs sous la V
ème République, de Giscard à Hollande, comme Mitterrand, comme Chirac, ou Sarkozy, Macron n’est pas issu d’un appareil politique. Il n’a jamais eu de mandat électif avant le 7 mai 2017, il n’a fait partie d’aucun appareil, d’aucun parti et n’a donc aucune « légitimité » lorsqu’il se présente à la présidence, comme celle qu’ont eue avant lui, ceux qui avaient été élu Maire de Paris, Conseiller Départemental de Corrèze, ou Député de la Nièvre. Il n’est donc pas, selon ses propres termes « assigné à résidence », à droite ou à gauche. C’est en partie ce qui a séduit une part importante de son électorat, autant que sa jeunesse – mais j’y reviendrai plus loin – mais c’est également ce qui le rend démocratiquement très dangereux.

La réalité c’est que l’appareil dont il est issu est un appareil où les « élus » ne le sont justement pas. Ils y sont cooptés.
Cet appareil n’est pas démocratique. Il est oligarchique. Pour y avoir de l’influence il faut y posséder, ou être en situation d’aider à acquérir, des milliards




celui où seul l’argent règne en maitre, en thermomètre et en thermostat, de l’influence dqui en sont.Toutefois, il ne faut pas se tromper d'analyse. Macron n'est pas de ce . Il n'est pas milliardaire, tout juste millionnaire, encore qu'on ne sache pas exactement ce qu'il est advenu des énormes commissions perçues lorsqu'il était chez Rothschild pour les deals qu'il y a réalisés. Non, Macron n'est pas de ce monde. Il n'en est que le zélé thuriféraire, l'exécuteur de basses oeuvres. Si vous n'avez pas lu "Crépuscule"* de Juan Branco, courrez l'acheter et vous comprendrez comment la Caste des ultra riches de ce pays, celle des Niel, Arnaud, Pinault, et autres Bettencourt a organisé l'accession à la Présidence de la République de leur poulain, repéré très tôt pour sa capacité de séduction et son manque total de moralité sociale et républicaine.

Or il ne faut pas s'y tromper, Macron a été "embauché" et pas "élu"; son score au premier tour, au regard des énormes moyens déployés pour le faire accepter à l'opinion publique, la consanguinité avec les média mainstream et la presse oligarchique, et la complaisance dont il bénéficie de leur part, ajouté au budget de sa campagne, est à relativiser: en réalité même arrivé en tête le résultat est minable. Suffisant, mais minable! C'est passé tout juste, et il s'en est fallu de très peu que leur jeu d'apprentis sorciers avec le FN ne leur pète à la figure. Mais c'est passé et Macron a été nominé dans leur martingale à deux coups dite du "#MoiOuLeChaos", dont on voit en ce moment comment ils essayent de la rejouer en présentant Marine Le Pen comme parfaitement fréquentable

Macron a donc été "
embauché" Président de la République, et il l'a été avec une feuille de route, une mission précise: désosser le système social français, flexibiliser à mort le marché du travail, et réduire à peau de chagrin la part de l'Etat dans l'activité, et créer les conditions d'une maximisation du profit pour ses financiers, ses donneurs d'ordre. Bref, un programme ultra libéral que Milton Friedmann et les Chicago Boys n'auraient pas renié. D'ailleurs les premières mesures du quinquennat le montrent: Destruction du code du travail, abolition immédiate de l'ISF, instauration de la Flat Tax, suppression de l'Exit Tax, rabotage des aides sociales, suppression des emplois aidés, etc etc etc. Le vote de la loi permettant les ventes de Groupe ADP, de la FDJ, et d'ENGIE n'étant que le dernier avatar de cette politique désastreuse. Il apparait évident que le bien commun, l'intérêt général et le bien être des français n'est pas son sujet. Son sujet, c'est sa carrière!

En effet, gardons à l'esprit que Macron a été nommé aux plus hautes fonctions à seulement 39 ans, ce qui en fait le plus jeune président de la V
ème République. En 2022, lors de la prochaine élection présidentielle (espérons qu'elle ait lieu!) il n'aura pas 45 ans! Or, nul besoin d'être un aigle pour comprendre qu'il ne sera pas réélu. Il suffit de voir la détestation qu'il suscite, en dehors des plateaux télé des éditocrates lutéciens, pour comprendre qu'il ne fera pas un deuxième mandat, quand bien même il le souhaiterait, ce qui n'est même pas sûr. En revanche, il faut qu'il assure le coup pour le job d'après. Car Macron n'est pas un politicien, il n'a pas dédié sa vie comme d'autres ont pu le faire à la collectivité.

À 45 ans, en 2022, il lui restera 20 ans de carrière devant lui, et comme beaucoup de ses copains ex banquiers passé par la sphère politique, il retournera à la banque, mais à une condition: qu'il ait d'abord rempli les objectifs de son job actuel. Sinon, l'oligarchie le virera aussi sûrement et aussi rapidement qu'elle l'a installé aux manettes. Les annonces de début d'année,
.les "10 milliards", qui en réalité n'en sont que 3 ou 4, payés, pour la plupart, par les entreprises elles-mêmes, qui ce faisant ont acheté à bon compte quelques mois de paix sociale, sont le seul et unique geste qu'il fera. Il reste encore à abattre le système de retraites, l'assurance chômage, et quelques autres dossiers de moindre importance.

C'est pour cette raison qu'il ne cédera pas aux revendications des Gilets Jaunes, sur rien... même si demain, il y a des morts. Il a trop besoin "du job d'après".

Inconnue, ne provenant pas de Aide Entreprise OSDEI

LA REPONSE:
 
 
« On n’entreprend pas une action qui ne répond pas aux intérêts du pays. » SunTzu.
 
A titre personnel, je ne suis pas d'accord sur tout dans cette missive, (il n'engage que celui qui l'a écrit), en particulier sur la personnalité de Emmanuel Macron que j'estime bien plus articulée et complexe que ne veut bien nous faire croire ce texte, mais le raisonnement rejoint ce que je pense sur la confrontation avec les #giletsjaunes, qui ont le mérite de s'être inscrits à jamais dans l'histoire, et explique la raison pour laquelle je préfère que l'association que je préside élève, avec son réseau,  ses membres adhérents au rang de "guerriers" d'une guerre froide, qui ne se gagne qu'avec un traité de paix (parfois bancal), et non une guerre physique qui ne fait que des perdants à l'instar de ces films sur l'apocalypse.
Les extrémistes pensent qu'il n'y a pas d'autres solutions.
Les autres, de bonne foi, finissent par se laisser corrompre par le pouvoir.
Mais il existe une frange de la population incorruptible qui se rangera toujours du côté de la justice morale et de l'équilibre garant de la paix. C'est elle qu'il faut chercher et suivre. Elle ne parlera jamais de guerre, sans du moins avoir tout tenté pour l'éviter. Elle n'enverra pas non plus les plus précarisés à l'échafaud jouant sur les peurs ancestrales.
 
 
 
 

Une armée est victorieuse si elle cherche à vaincre avant de combattre ; elle est vaincue si elle cherche à combattre avant de vaincre.

Sun Tzu, l'Art de la Guerre

Nous y arriverons peut-être, voire sans doute, mais tôt ou tard, sauf à vouloir l'autodestruction complète, il faudra bien "négocier" entre camps ennemis.
 
Pour les uns, comme pour les autres.
 
Nous nous y préparons, lucides, conscients que notre système est sur le point d'imploser, les pauvres, en constante augmentation, vivants dans le déni de la justice, de leurs droits les plus élémentaires, à commencer par celui simplement de vivre, ne peuvent, au bout du chemin, que se révolter.
 
Le monde se divise toujours en oppresseurs puissants (contrôle de l’information) pour le pouvoir ou (contrôle des marchés financiers) l'argent et opprimés (leurs esclaves abrutis par le contrôle de l'un et la promesse de l'autre, toujours distraits par "panem et circenses").
 
La guerre n'a jamais cessé.
 
Elle a pris un autre visage, plus stratégique, plus vicieux, et ses chefs ont appliqué à la lettre les plus antiques stratégies militaires, celles reportées dans un ouvrage très court intitulé " L'Art de la Guerre " de Sun Tzu.
 
Les puissants opposent l'intelligence stratégique à la révolte brouillonne du peuple: comment celui-ci peut-il s'en sortir? 
 
Il ne peut pas.
 
Il ne peut qu'opposer la force brute au risque que quelqu'un appuie sur un bouton rouge.
 
Alors force est de se poser la question si nous voulons tous disparaitre, tous nous soumettre, ou bien "négocier".
Certains m'auront entendu dire que "je n'ai aucunes difficultés à m'asseoir à la table du diable si je peux lui ravir quelques âmes". Celles des discriminés et précarisés qui pourtant travaillent, on travaillé dur. Et si ils apprenaient, reprenaient le flambeau, au lieu d'attendre éternellement le Messie ou Mère Teresa?
 
Changer, se modifier, se structurer........ ou mourir. Voilà le véritable enjeu.
 
C'est notre ambition.
 
L'Association Aide Entreprise OSDEI ne sera donc pas un "mouvement" qui agira sur le terrain et n'entrainera  pas ses membres et réseau dans un mouvement jaune ou d'une autre couleur.
 
Elle leur enseigne à reflechir, garder espoir, et se défendre stratégiquement. Résister. Elle ne perd pas son temps à gâcher les énergies restantes, les esprits souvent brillants à l'état brut, une conscience morale, pour gâcher tout ce potentiel dans de l’abatage.
 
Non elle leur demande, je leur demande,  de "penser" Sun Tzu, même s'ils n'ont pas fait de grandes écoles, même s'ils sont fatigués après 70 heures ou plus de travail, souvent non rémunérées par mois, de commencer à réfléchir, accepter de s'organiser, et de devenir des interlocuteurs préparés, impliqués et sérieux, dans une guerre qui en est bien une entre "le bien et le ma"l, à supposer que le monde se divise en effet entre ceux qui ont une conscience universelle et ceux qui l'exploitent à des fins uniquement personnelles juste pour la période de leur misérable petite vie d'humain.
 
Je pense que d'autres "organisations" à but non lucratif, mais social et solidaire, surement très rares, agissent quelque part comme nous le faisons et fatalement se retrouveront.
 
Elles seront la soupape de sécurité dans un monde sur le point d'exploser, et au pire, un réseau de personnes capables de reconstruire le moment venu. Un médiateur entre les colères destructrices des uns et des autres.
 
Aux entrepreneurs de tous poils maintenant de se demander ce qu'ils peuvent faire pour leur pays, pour le futur de leurs enfants et cesser d'aller "prétendre" par la force que le diable renonce à l'enfer. C'est sa nature. Il ne changera pas, .
 
Ils ne peuvent que tenter de rétablir des équilibres, sans perdre ni leur vie, ni leur dignité, ni leur intégrité.

Quand nous touchons notre souffrance avec pleine conscience, nous commençons à la transformer.

Thich Nhat Hanh

Certains y perdront quand même leur vie dans ces morts lentes et programmées, quasi invisibles, comme dans toutes guerres, mais leur mort ne doit pas être vaine, sinon les milliers de morts par maladie et suicides parmi "les petits patrons" (au niveau européen sans aucun doute, d'où notre ouverture vers l'Italie qui en officialise désormais 3 par jour) que je n'hésite plus à définir "génocide des petits patrons" dans le sens large du terme ( déf. : "Crime contre l'humanité tendant à la destruction totale ou partielle d'un groupe national, ethnique, racial ou religieux" ), seront morts pour " RIEN".

Alors est-ce que c'est cela que nous voulons? Détruire ou se soumettre? Au lieu de se construire dans une révolte inévitable mais maitrisée....... ?

 

Brigitte Vitale
Présidente Association Aide Entreprise OSDEI
 
brigitte.vitale@aidentreprise.fr
 

 

 

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