ABUS DES MANDATAIRES JUDICIAIRE

Publié le par aidentreprise

 

En 2006, j'étais associé et co-gérant ( par transmission) d'une entreprise du BTP née en 1972. Je l'étais seulement depuis moins d'un an, après en avoir été  salarié.

Un mauvais choix en investissement  a mis en difficulté cette entreprise.

Nous avions commis une "erreur" ( non condamnable par la loi).

Suite à une série de mauvais conseils de la part d'un expert-comptable, qui par la suite à été condamné pénalement dans une affaire de faux témoignages et d'abus de pouvoir, la société a été liquidée par la volonté de mon associé et co-gérant, qui officiellement a effectué lui-même cette démarche ( conseil 1: NE JAMAIS LIQUIDER SOI-MEME SON ENTREPRISE!!! Pour la justice, vous êtes déjà un potentiel coupable de fraude!! .

PREMIERE ERREUR: Cela a été la première erreur. L'expert , nous ayant conseillé de liquider au plus vite la société (48 h après le rejet des paiement des chèques de salaire) étant un "ami des notables de la ville" (selon sa propre expression), lors des audiences, c'était notre parole contre la sienne ( en effet nous avions affirmé que nous avions pris cette décision sur l'exhortation de ce dernier) Que vaut la parole d'un entrepreneur en faillite contre un expert reconnu? ......je vous laisse deviner......

DEUXIEME ERREUR: Nous avons engagé tout notre patrimoine dans notre affaire et nous étions encore propriétaires de biens lors de la mise en liquidation de notre entreprise. Nous étions deux associés honnêtes et ingénus; pendant toute la première phase de cette liquidation judicaire, nous nous sommes retranchés derrière notre FOI INCONDITIONNELLE EN LA JUSTICE. Mais la justice est une chose, l'application et l'interprétation des lois en est une autre.

Il faut comprendre, qu'à moins de tomber dans les mains d'un liquidateur hônnete (une contracdiction en termes il faut croire), ces personnages sont payés indirectement aussi ( et surtout) sur  ce qu'ils récupèrent. Si l'entreprise en faillite n'a plus d'actifs, il va sûrement rechercher la "faute" ou "la fraude" pour étendre les responsabilités de la faillite aux associés et/ou gérants.

C'est ce qui nous est arrivé. Pour un chiffre d'affaire annuel de 1.000.000 d'euros environ nous avons été condamnés à titre personnel à 1.200.000 d'euros de passif dont 800 000 euros à rembourser.

Cela correspondait à la valeur de nos biens immobiliers (sans compter les prêts en cours) comme par hasard, mais lorsque nous avons annoncé au  liquidateur que le remboursement de nos prêts immobiliers couvrirait à peine l'hypothèque de la banque, celui-ci a mêlé à l'histoire l'ancien gérant et associé qui était mon père ( et qui possèdait cette somme en biens immobiliers) tentant ( heureusement en vain) d'engager sa responsabilité!

Un homme de 70 ans, ayant transmis à ses enfants une entreprise de 30 ans d'activité sans aucune histoire, s'est retrouvé durant 18 mois trainé devant la justice et "insulté" par l'avocat du mandataire judiciaire.Il en est tombé malade.

TROISIEME ERREUR: Nous n'avons à aucun moment envisagé le REDRESSEMENT JUDICIARE, considérant que cela ne serait qu'une longue agonie. Cela est vrai en tous points, car votre interlocuteur durant cette période reste LE MANDATAIRE JUDICIAIRE, qui en règle générale,  pour une série de raisons ( que j'expliquerai plus dans un autre article), n'a aucun intérêt à ne pas liquider une société.

 Dans tous les cas, il VAUT MIEUX QUE LA DECISION DE LIQUIDATION soit prise par un Tribunal de Commerce et non par le gérant.

QUATRIEME ERREUR: NE PAS AVOIR PRIS UN AVOCAT DES LE DEBUT.

Je sais ce que vous pensez en me lisant: " je n'ai pas d'argent pour sauver ma société , j'en ai encore moins pour payer un avocat !!!". C'est ce que nous nous sommes dit aussi. Nous avions cherché, mais TROP TARD et commis l'erreur de penser qu'un avocat confirmé et "compétent" allait nous sortir de l'impasse.

Ensuite, ne pouvant les payer, nous avons commis l'erreur de croire que la "vérité", la "transparence des faits" allait empêcher toute condamnation.

Alors comment faire?

Et bien mon histoire judiciaire non seulement s'est mal passée, mais n'est toujours pas terminée après 8 ans de galère, des idées de suicide, des maladies en tous genres.

C'est après avoir aidé un ami, qui récemment a crée une  entreprise mise un an plus tard en redressement judiciaire, que j'ai constaté qu'il était possible de trouver de l'aide auprès de JEUNES AVOCATS INEXPERIMENTES MAIS MOTIVES.

Ils existent: ils ne vous demandent rien et croient en vous: n'hésitez pas à poster votre histoire et votre demande via mail à tous les avocats

Il y a de jeunes avocats, qui se sont engagés dans meur métier par passion de la justice, ils sont rares et on en parle pas car ils ne sont pas médiatisés et sans historique dans tous les cas.

 

CINQUIEME ERREUR  et erreur fatale: CROIRE QUE LES  MANDATAIRES SONT DU COTE DE L'ENTREPRISE.

Il n'y a que vous-même pour croire en vous. Un mandataire reçoit plusieurs dossiers, surtout en cette période de crise et d'abandon de la part des banques.

VOUS ETES SEUL. Il aura toutes les raisons de vous "couler".

Il faut comprendre que par région, il y a un ou deux mandataires. Tous les redressements ou liquidations d'entreprise passent par eux.

Il devrait y avoir une surveillance de ces procédures, un moyen efficace, rapide et surout très simple pour l'entrepreneur de ne pas devoir subir des abus de pouvoir.

Ce n'est pas le cas. Le seul recours est de s'adresser directement au procureur.........avec le risque qu'il soit "pote" avec votre mandataire.

Là aussi, question de chance, mais l'ami que j'ai aidé, est tombé sur un procureur qui n'avait aucune estime pour le mandataire désigné.

 

 

 

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Favre Chantal 13/06/2016 19:10

Bonjour,moi sci proprietaire de murs commerciaux ,même combat. liquidateur et société avec agissements très bizarres. pas de règlement de loyers. plan pas respectés et c...donnez moi des coordonnées d'avocats jeunes..Merci

Fanticonny 01/05/2016 13:50

Nous somme en train de vivre une histoire similaire, nous avons compris que les avocats, mandataires, administrateurs, juges et procureurs mangent dans les même assiettes est que notre sort est déjà décidé avant l'audience, on ponctionne les société en redressement et ensuite on les laisse mourir, jamais j’aurais cru que des personne pourraient décider de ta vie, mais malheureusement. ils sont tous corrompus et même trouver un avocat honnête est très difficile, nous étions nous étions en redressement suite à une erreur de notre expert comptable et au départ notre avocat nous a annoncé que gagner au tribunal était la chose la plus simple et hier il nous annonce qu'il faillait mieux laisser tomber. Nous sommes anéanties.

Association Aide Entreprise 01/05/2016 21:24

Contactez-nous/ 0679225079

Gauzere 22/04/2015 05:41

Je viens d avoir la confirmation de ce que je vis!!!!! Je voulais pas croire que c était pourri à ce point . Je suis en redressement depuis novembre un vrai bal de mensonge et d abus de tout genre j aimerai bien contacter ses avocats dont vous faites référence ! Merci de votre reponse